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Le dernier plongeon du fou ?

Dernière mise à jour : 6 oct. 2022


les mots parfois ne suffisent plus, la réalité crue, violente, morbide, s'impose alors aux vulgarités obscènes de nos futilités de sapiens orgueilleux, détournant le regard d'un swipe agile !


Le Fou de bassan (Morus bassanus) traverse actuellement l'une des plus grosse pandémie de son histoire. victime du virus H5N1, la plus grande colonie française est décimée.

L'île Rouzic (dept22) qui accueillait plus de 19 000 couples à subit près de 80 % de perte en trois mois. Le taux d'échec de la reproduction est de 90 %


Photo LPO


La population de la colonie était légèrement en baisse ces derniers temps, en partie dû à l'activité humaine (noyade dans des engins de pêche le long des routes migratoires, dérangements, diminution de la ressource) et au changement climatique.


Si l’origine de ce virus remonte à 1996 dans un élevage d’oies en Chine, une souche a muté pour devenir encore plus transmissible au cours de l’année dernière et frappe tout particulièrement les oiseaux de mer. La corrélation de l'infection avec la nidification a donc eut un effet désastreux sur l'unique colonie de France.



Les fous de bassan restant vont migrer vers les Canaries, certains vers l'Irlande ou l'écosse pour revenir fin février/début mars, c'est là que l'on pourra prendre réellement l'ampleur de la catastrophe.

Le virus n'épargne pas d'autres espèces comme le goéland argenté (peut-être le vecteur du virus), le cormoran ou la sterne caujek...

Déjà plus de 400 000 oiseaux ont péri de ce virus et c'est une sous estimation !



Je vous conseille vivement de voir ce film "Requiem pour un Fou", réaliser par Wild Talks pour la LPO



Que dois-je faire si je trouve un oiseau mort ou malade ?

Dans tous les cas, ne touchez pas les oiseaux et contactez un agent de l'Office Français de la Biodiversité de votre département qui vous indiquera la marche à suivre. Dans ce contexte et faute d’infrastructures de quarantaine, la LPO n’est malheureusement plus en mesure d’accueillir certaines espèces d’oiseaux particulièrement touchées par le virus (fous de Bassan, goélands et mouettes) sur tous les départements des façades littorales Manche et Atlantique


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